Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 03:44

http://www.houseofrave.com/pictures/HouseOfRave159.JPG

Je profite de deux jours consécutifs de pluie qui me laissent déseuvré et au chomage technique pour ratraper un peu du temps perdu durant lequel je n'ai rien publié. Ceci est une histoire du passé lointain, Novembre. Je suis arrivé à Hastings depuis peu, je suis dans un backpacker plus ou moins sympathique, tenu par une alcoolique dépressive. Du genre à acheter de la bière pour tout le monde et que l'on ramasse après dans la pelouse alors qu'elle est en train de pleurer parce qu'elle hait sa vie.

Je partage ma chambre avec O, un irlandais, Be, un Francais, Ma, un japonais, Pa, un coréen et K, un tchèque. Sur le frigo de la cuisine depuis peu est apparu une affiche : Mohi Rave. Une afiche avec des champignons multicolores donnant le lieu d'une rave organisée par un autre backpacker. Les gens sont motivés pour y aller, personnelement, je m'ennuie à mort vu qu'il n'y a pas vraiment de taff dispo et que j'ai déjà vu ce qu'il y avait à voir aux alentours proches.

Le soir venu, il pleut comme vache qui pisse, m'en fout, j'y vais quand meme. Je saute dans la voiture avec Be et, suivi de Ma et d'une voiture pleine d'asiatiques (Ju et D, deux hong-kongaises et An et Ja, deux malaisiennes), on se lance à l'aventure. Dans la nuit et soous la pluie, trouver un coin pommé dans les colines, c'est pas gagné. On commence par perdre les voitures qui nous suivent. Je tue un kiwi (l'oiseau) qui traversait comme un con dans un tournant. Espèce en voie de disparition : 0, JB : 1.

On continue notre route vers l'enfer et on commence à voir des voitures aller dans l'autre sens. On se demande si le truc est annulé ou si on est sur la mauvaise route, mais on s'en fout, on continue. Vingt minutes plus tard, on sort des colines et on est sur de pas être au bon endroit. On attend un peu les autres voitures et on les voit pas arriver. Il y a des gorsses lumières pas loin, on y va, des fois que ce soit la soirée. Perdu, c'est un restaurant familial dans lequel des locaux fêtent quelque chose. Je rentre et commence à demander autour de moi si quelqu'un sait comment aller au mohi bush. Great success. Je trouve deux fermiers qui habitent à côté. Un, un vieux cheveux longs que je comprend bien et un autre, pluys jeune, avec sa femme et sa fille que je ne comprend pas du tout, l'équivalent du paysant du saguenay, du picard profond ou du marseillais à la Fernandel version Nouvelle zélande. Manque de pot, c'est lui que je dois suivre. Je sort sur le parking et me rend compte que les autres nous ont rejoints. Ma est chaud pour continuer, les filles ont pas supeoté la route, Ju est en train de vomir tripes et boyaux, elles rentrent à la amison. C'est con d'avoir fait une heure de route pour rentrer, mais bon....

On commence à suive notre bouseux qui trace comme un fou sur les chemins de terre mouillés. C'est facile pour lui, il a un 4x4 et il connait la route. Avec ma caisse, c'est moins la joie, on fait un magifique dérapage dans un tournant et on s'arrête en travers de la route à 30 cm du fossé. Ma qui est derrière se fait aussi une frayeur en s'arrêtant d'urgance pour voir si on va bien. Rien de cassé, on repart et on ratrape l'autre qui nous attendait un kilomètre plus loin. Il nous amène au bon endroit (après une incomréhension qui fait que je le suis trop loin et qu'il doit m'expliquer trois fois que je devais prendre la dernière à gauche).

Le temps est toujours aussi merdique, mais on y est. Le noir est total sur le parking, mais un gentil organisateur nous attend avec une lampe torche pour nous guider. On y est enfin, la première rave de ma vie, dans la boue, le noir et la pluie. La musiques est des fois trance, des fois dubstep. Je suis pas fan, mais il faut avouer que ca donne la pèche. La plupart des gens sur place sont des allemands, dans la plus pure tradition de la Nouvelle Zélande On parle à plein de gens, on se ballade, on boit, beaucoup. Plus tard dans la soirée, ons e retrouve à court de bibine, on se met donc à marcher aux alentours en donnant des coups de pieds dans tous les pacs de bière que l'on voit, et dès qu'ils sont pas vides, on se sert. Leurs proprios ont oubliés qu'ils sont là de toute façon, on ne les voit meme pas dans le noir et on en a plus besoin qu'eux. Vers six heures du matin, on va se coucher, on se réveille à onze heures, on récupère un mec qu'on connait pas mais qui a l'air perdu sur le parking et on retourne à Hastings. En bref, une bonne soirée.

Par notsofrench
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 04:56

http://3.bp.blogspot.com/_qtdajlnNHCo/S9XwnRIK2AI/AAAAAAAAAHI/Uq9TndfTbfg/s1600/dead-drunk.jpg

   Ceci est l'histoire d'un barbecue. Nous sommes à Hastings, avec toute la bande (que je vous présenterai bientot dans un Beautifull people 2). Toute la bande + quelques autres, ca fait une bonne vingtaine de personnes, une montagne de viande, quelques légumes, et des litres et des litres d'alcool. J'avais décidé de cuire un poulet à la bière. Pour ceux qui connaissent pas, c'est un poulet avec une bière dans le derch que l'on pose sur le barbecue, on couvre et on attend. Le seul problème, c'est que le barbecue pouvait pas rester couvert en raison du fait que les autres aussi faisaient cuire des choses, les salauds ! Pendant l'heure et demi qu'il m'a donc fallu pour faire cuire mon poulet, j'ai bu quelques bières et une bonne partie d'une bouteille de Captain Morgan Spice en compagnie de A, un irlandais. J'en ai profité pour placer une blague aux allemands : " pas la peine de faire bruler vos steacks, c'est pas des juifs". Super dure à placer comme blague, mais elle a bien fait rigoler tout le monde. On finit le barbecue, on retourne dans la cuisine, et mes souvenirs s'arrêtent là.

   C'est aussi là que commence l'histoire, celle que l'on m'a racontée le lendemain. Un certain nombre de gens sont allés dans un bar/club à Napier, 30 km d'Hastings, je me suis joint à eux. Sans chaussures, sans papiers et sans argent, on m'a bien sûr refusé l'entrée dans l'établissement. Je me suis donc retrouvé dehors en compagnie de Ar, un français, qui s'était fait refusé parce que son jean était troué. Face à cette injustice et en vertue du bon sens d'un mec bourré, j'ai enlevé mon pantalon pour lui filer afin qu'il rentre. Le problème, là, outre que l'on a pas du tout le même gabarit, est qu'il était moins bourré que moi, il a donc refusé mon futal. Bien en peine de renfiler le traitre pantalon, je suis resté un bon moment sur le trotoir, en slip, à surement déblatérer des conneries. J'ai finit par réussir à le remettre, en me pétant la gueule (ce à quoi les gens ont aplaudi). Plus tard, alors que j'étais assis sur mon trotoir, un kiwi de passage a fait une blague sur le fait que ma femme n'allait pas aprécier mon état. Je lui ai rétorqué du tac au tac "your wife's a slut !". Bim ! Un bon gnon pour ma pomme. Ar calme le jeu pendant que je pleure parce que j'ai pas compris pourquoi on m'avais tapé. Quand il se retourne, une grosse maorie est en train de me mettre des torgnoles, pourquoi ? cela restera toujours un mystère. A se fait virer du bar pour ébriété et du cooup Ar (béni soit il) entreprend de nous faire prendre un taxi pour nous ramener à la maison. Durant le voyage, je tente de sortir en marche parce que "je suis sur qu'il nous amène pas dans la bonne direction" pendant due A passe son temps à toucher le chauffeur (pas au sens sexuel, bande de dégueulasses).

   Je garde un cicatrice faite par mes lunettes en souvenir de cette magnifique aventure, j'espère qu'elle vous aura au moins fait sourire.

Par notsofrench
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 02:58

http://2.bp.blogspot.com/-E7WnhyCUIfw/TkFrCYtAoDI/AAAAAAAAAU4/9zJ0RinY7EY/s1600/slave.jpg   Ca fait maintenant près d'une semaine que je fais du Woofing. Le concept est simple : travailler quelques heures par jour pour des gens qui vous nourissent et vous logent, le tout dans une exploitation bio.

Quand je suis arrivé dans la maison, c'était Beyrouth : le salon littéralement couvert de jouets et autre merdier éparpillés partout, la table de la cuisine couverte d'assiettes/bols à moitié remplis et l'évier plein vaisselle, sans oublier les morceaux de bouffe par terre dans la cuisine. On me montre ma chambre: un matelas par terre dans une pièce meublée d'un bureau et d'une ampoule. Super ! Ensuite, je me suis rappelé à quoi a pu ressembler mon appart dans le passé, j'ai décidé de laisser une chance à cet endroit.Le repas du soir a été su pain rassis avec un demi avocat, j'ai du me faire violence pour rester.

La famille est composée de D, artiste de cirque, H, mère au foyer, P, 11 mois, G, 3ans et S, 6 ans. Les trois derniers sont la raison du bordel monstre qui règne dans la case, notamment en raison de la manière dont H les élève : aucune discipline. C'est simple, 80% des phrases de G commencent par "Me want". Dieu soit loué, ces gens n'ont ni télévision, ni radio, fabriquent leurs propres jouet en bois, cousent leurs propres peluches et ne mangent que du bio fait à la maison, sinon, les gosses seraient de vrais monstres pourris gâtés.

Mes journées sont à peu près toujours les mêmes : debout à 6h30 parce que les niards se lèvent à cette heure là et que ca piaille super fort cette engeance, petit déjeuner de gruau moulu la veille à partir de grains bios, taff dans le jardin (abbatre une palissade, agrandir le poulailler, construire un clapier, ce genre de trucs) pendant 5 heures, repas avec un oeuf et des légumes du jardin (patate douce, navet, radis, salade, ce genre de truc). Après ça, j'ai l'aprem de libre, que je passe ailleurs que dans la baraque ou le jardin pour donner du repos à mes oreilles (la bibliothèque, c'est bien, ils ont internet gratuit) puis retour au goulag pour le repas du soir qui est du beuf haché avec des légumes, arrangés d'une manière ou d'une autre.

H est bien gentille et D est super interessant, mais il est impossible d'avoir une conversation quand il y a toujours un gamin pour gueuler "look at me", pleurer ou tenter de grimper sur le dos d'un des parents. Bref, il me tarde d'être après demain pour qu'ils se barrent et que je surveille leur maison pour eux.

L'un dans l'autre, c'est plus interessant d'avoir un boulot à mis temps que de faire du woofing : pas d'économies, mais au moins tu choisis avec qui tu passe ton temps.

 

Par notsofrench
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 07:38

http://memeorama.com/wp-content/uploads/2012/01/one-does-not-siply-walk-in-to-mordor-meme-template-blank.jpgOn me pardonnera je pense la faiblesse d'utiliser cette image et ce titre (Comprenne qui pourra).

Les prochains billets de ce blog risquent d'être pour le moins anarchiques au niveau de la trame temporelle et géographique ; je me permet donc une petite brève des endroits ou je suis resté plus d'une nuit à laquelle vous pouvez vous référer.

Je suis arrivé à Auckland

J'ai passé un certain temps à KeriKeri, dans le Nord, côte Est

Je suis retourné à Auckland

Je suis descendu à Hastings, centre de l'île du nord, côte Est

J'ai remonté la côte est jusqu'à East cape au cours d'un road trip

Je suis allé à New Plymouth, centre de l'île du nord, côte Ouest

Je suis resté à Palmerston North, au sud est de New plymouth/Nord est de Wellinton

Je suis présentement à Wellington

Ma prochaine destination est quelques kilomètres à l'est de New Plymouth, au pied du mont Taranaki.

 

Je sais que c'est pas un super billet, mais ca vous permettra de comprendre quand je mélangerai les périodes dans les posts qui viennent.

Par notsofrench
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 07:27

http://images.blog-24.com/330000/326000/325966.jpg

 

 

Revenons quelques mois dans le passé. La coupe du monde de rugby bat son plein et la demi finale approche. En compagnie de A et R, les deux français de la chambre d'à côté, on décide de louer une voiture pour descendre à Auckland afin d'être au coeur de l'action. Le début de la soirée est pour nous l'occasion de prendre l'apéro dans notre chambre pour la soirée : le coffre de la voiture, banquette arrière abaissée. Garés à côté d'un joli petit parc avec une fontaine, on picole donc comme des gitans, assis sur nos duvets empruntés au backpacker. Aucun des passants ne s'arrête pour nous faire une réflexion, on en déduit donc qu'il n'y  aura pas de problème pour dormir là. L'apéro nous fait rater le coup d'envoi, mais on arrive à trouver un bar avec un écran extérieur et suffisament d'espace pour se faufiler à une table et profiter du match. Le hasard faisant bien les choses, la moitié de la table est déjà occupée par un groupe de français. On joint nnos forces pour gueuler plus fort que les gallois. Le match se finit par notre victoire que d'aucuns pouraient qualifier d'imméritée et une nuit pleines d'opportunités de célébrations se profile à l'horizon.


  On quitte le bar pour aller dans un autre endroit avec de la musique. Dans ce club, on rencontre le cousin de Michalak (qui avait des photos et tout pour le prouver), ainsi qu'un certain nombre de backpackers sympas. Trois heures du matin à ma montre, on décide d'aller boire ailleurs. Après une demi heure d'errances, A et R décident d'entrer dans un bar appelé le "lipstick". Je rentre persuadé qu'il s'agit d'un bar lesbien (lipstick étant un surnom donné aux lesbiennes "féminines"). La première chose que je vois en rentrant est un poteau de strip-tease. Bon c'est un bar de danseuses. Sur ce, la vieille maorie derrière la caisse nous fait signe de nous approcher en tapotant sur un papier collé au comptoir. Je m'approche pour voir ce que je pensais être les frais d'entrée et je lis :


"1 hour : shower, massage, fullsex : 190 $"


On est dans un bordel, super de découvrir que la prostitution est complètement légale en Nouvelle Zélande de cette façon. Les prix des bières affichés sont assez compétitifs, on se pose là. A tente R pour qu'il use des services charnels de l'établissement. Ce dernier finit par céder et prend un forfait 20 min. Il est bon de noter qu'à cet heure de la nuit, il n'y avait que deux professionnelles de service, une Thailandaise d'une quarantaine d'années et une Kiwi dans la vingtaine, tatouée et piercée. Il jette son dévolu sur la seconde travailleuse de nuit. Pendant qu'il s'occupe, je fais la traduction pour A qui, impressionné par la taille du videur, veut prendre une photo avec lui, puis lui faire la bise (ce à quoi le videur à répondu : et moi je veux le jeter par dessus le balcon). A reprend une bière, moi, ayant vu le videur avec un café quand on est entré, demande si je peux en avoir un aussi vu que c'est moi qui conduit le lendemain et qu'il commence à se faire tard. L'établissement me fournit un grand mug de boisson caféinée gratuitement et je papote un peu avec la travailleuse restante (A essayant toujours de discuter avec le videur pour lui faire un bisou). R revient, et on tire notre révérence pour retourner à notre hotel de luxe.


Quelques heures de mauvais sommeil plus tard, je me réveille, réveille la troupe et direction le marché aux voitures d'occasion. Rien de concluant là bas, on retourne à Kerikeri.

Par notsofrench
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