Je profite de deux jours consécutifs de pluie qui me laissent déseuvré et au chomage technique pour ratraper un peu du temps perdu durant lequel je n'ai rien publié. Ceci est une histoire du passé lointain, Novembre. Je suis arrivé à Hastings depuis peu, je suis dans un backpacker plus ou moins sympathique, tenu par une alcoolique dépressive. Du genre à acheter de la bière pour tout le monde et que l'on ramasse après dans la pelouse alors qu'elle est en train de pleurer parce qu'elle hait sa vie.
Je partage ma chambre avec O, un irlandais, Be, un Francais, Ma, un japonais, Pa, un coréen et K, un tchèque. Sur le frigo de la cuisine depuis peu est apparu une affiche : Mohi Rave. Une afiche avec des champignons multicolores donnant le lieu d'une rave organisée par un autre backpacker. Les gens sont motivés pour y aller, personnelement, je m'ennuie à mort vu qu'il n'y a pas vraiment de taff dispo et que j'ai déjà vu ce qu'il y avait à voir aux alentours proches.
Le soir venu, il pleut comme vache qui pisse, m'en fout, j'y vais quand meme. Je saute dans la voiture avec Be et, suivi de Ma et d'une voiture pleine d'asiatiques (Ju et D, deux hong-kongaises et An et Ja, deux malaisiennes), on se lance à l'aventure. Dans la nuit et soous la pluie, trouver un coin pommé dans les colines, c'est pas gagné. On commence par perdre les voitures qui nous suivent. Je tue un kiwi (l'oiseau) qui traversait comme un con dans un tournant. Espèce en voie de disparition : 0, JB : 1.
On continue notre route vers l'enfer et on commence à voir des voitures aller dans l'autre sens. On se demande si le truc est annulé ou si on est sur la mauvaise route, mais on s'en fout, on continue. Vingt minutes plus tard, on sort des colines et on est sur de pas être au bon endroit. On attend un peu les autres voitures et on les voit pas arriver. Il y a des gorsses lumières pas loin, on y va, des fois que ce soit la soirée. Perdu, c'est un restaurant familial dans lequel des locaux fêtent quelque chose. Je rentre et commence à demander autour de moi si quelqu'un sait comment aller au mohi bush. Great success. Je trouve deux fermiers qui habitent à côté. Un, un vieux cheveux longs que je comprend bien et un autre, pluys jeune, avec sa femme et sa fille que je ne comprend pas du tout, l'équivalent du paysant du saguenay, du picard profond ou du marseillais à la Fernandel version Nouvelle zélande. Manque de pot, c'est lui que je dois suivre. Je sort sur le parking et me rend compte que les autres nous ont rejoints. Ma est chaud pour continuer, les filles ont pas supeoté la route, Ju est en train de vomir tripes et boyaux, elles rentrent à la amison. C'est con d'avoir fait une heure de route pour rentrer, mais bon....
On commence à suive notre bouseux qui trace comme un fou sur les chemins de terre mouillés. C'est facile pour lui, il a un 4x4 et il connait la route. Avec ma caisse, c'est moins la joie, on fait un magifique dérapage dans un tournant et on s'arrête en travers de la route à 30 cm du fossé. Ma qui est derrière se fait aussi une frayeur en s'arrêtant d'urgance pour voir si on va bien. Rien de cassé, on repart et on ratrape l'autre qui nous attendait un kilomètre plus loin. Il nous amène au bon endroit (après une incomréhension qui fait que je le suis trop loin et qu'il doit m'expliquer trois fois que je devais prendre la dernière à gauche).
Le temps est toujours aussi merdique, mais on y est. Le noir est total sur le parking, mais un gentil organisateur nous attend avec une lampe torche pour nous guider. On y est enfin, la première rave de ma vie, dans la boue, le noir et la pluie. La musiques est des fois trance, des fois dubstep. Je suis pas fan, mais il faut avouer que ca donne la pèche. La plupart des gens sur place sont des allemands, dans la plus pure tradition de la Nouvelle Zélande On parle à plein de gens, on se ballade, on boit, beaucoup. Plus tard dans la soirée, ons e retrouve à court de bibine, on se met donc à marcher aux alentours en donnant des coups de pieds dans tous les pacs de bière que l'on voit, et dès qu'ils sont pas vides, on se sert. Leurs proprios ont oubliés qu'ils sont là de toute façon, on ne les voit meme pas dans le noir et on en a plus besoin qu'eux. Vers six heures du matin, on va se coucher, on se réveille à onze heures, on récupère un mec qu'on connait pas mais qui a l'air perdu sur le parking et on retourne à Hastings. En bref, une bonne soirée.
Ca fait maintenant près d'une semaine que je fais du Woofing. Le
concept est simple : travailler quelques heures par jour pour des gens qui vous nourissent et vous logent, le tout dans une exploitation bio.
On me pardonnera je pense la faiblesse d'utiliser cette
image et ce titre (Comprenne qui pourra).